Le TOC et les troubles apparentés

Mise à jour : 06/07/2026
Le TOC et les troubles apparentés
Le trouble obsessionnel compulsif et les troubles apparentés se manifestent par des pensées et des comportements répétitifs et envahissants qui perturbent le quotidien. Il est possible de s'en rétablir.

Le TOC qu’est-ce que c’est ?

Quand on est anxieux et qu’une pensée dérangeante nous obsède, on éprouve parfois le besoin de réaliser des gestes, des comportements ou des rituels (y compris dans la tête) pour la chasser et s’apaiser. Le trouble obsessionnel compulsif ou TOC s’installe lorsque ces pensées (alors appelées obsessions) et ces actes (compulsions) deviennent envahissants et s’accompagnent d’une détresse importante.

Dans le TOC, on se sent généralement obligé d’accomplir des compulsions « selon des règles rigides », indique la Classification internationale des maladies (CIM-11, 2025). On les répète de manière irraisonnée, irrépressible et incontrôlable, ce qui fait qu’elles nous font perdre beaucoup de temps, le plus souvent. Ces compulsions n’apportent cependant ni plaisir ni satisfaction. Elles ne procurent qu’un soulagement temporaire, souvent doublé d’un sentiment de honte ou de culpabilité.  

Le TOC peut avoir des conséquences importantes sur la vie affective et familiale, le travail et les loisirs. Malgré ces difficultés, il est possible de se rétablir de ce trouble.

Les obsessions

Les obsessions sont des idées, des images ou des impulsions (c’est-à-dire le besoin irrépressible d’accomplir un acte). Elles surviennent de façon intrusive, inappropriée et répétitive dans notre esprit. 

Ces obsessions peuvent porter sur tous les sujets. Le plus souvent, elles concernent des thèmes comme l’ordre, la sexualité ou la peur d’être contaminé. En règle générale, ces pensées nous gênent considérablement et l’on s’efforce de s’en débarrasser, sans y parvenir. 

La plupart des personnes concernées par le TOC ont conscience du caractère excessif ou absurde des pensées liées au trouble. Cela ne les empêche pas de les prendre au sérieux malgré tout. D’autres personnes, moins nombreuses, accordent du crédit à leurs pensées, estimant que leur croyance (par exemple, la certitude qu’une catastrophe va arriver si elles ne réalisent pas le rituel) est probablement vraie. 

Certaines personnes, enfin, considèrent que leurs pensées sont pleinement justifiées. Tant qu’elles ont cette conviction, il leur est impossible de prendre du recul sur leurs peurs et de faire la démarche de chercher de l’aide.

Les compulsions

Les compulsions sont des comportements ou des “actes” mentaux répétitifs, souvent appelés rituels, que l’on se sent obligé d’effectuer. Elles visent généralement à réduire l’anxiété suscitée par les obsessions.  

Ces compulsions peuvent prendre différentes formes. On peut par exemple se laver les mains pendant 30 minutes, vérifier une dizaine de fois que la porte est fermée à clé, réciter des prières si l’on est croyant, compter dans sa tête ou effectuer sans cesse la même recherche sur Internet, avec le même résultat. 

Ces rituels doivent le plus souvent être réalisés en suivant des règles précises que nous nous sommes fixées. Cela implique parfois de faire les choses dans un ordre bien défini ou de compter le nombre de fois où l’action doit être répétée (on doit recommencer si l’on est interrompu). 

Les compulsions peuvent prendre plusieurs heures dans la journée et en perturber le déroulement. Elles concernent souvent des situations du quotidien et peuvent se manifester partout : chez soi, au travail, à la maison, dans la rue… 

Plus on essaye de résister à la compulsion, plus l’anxiété augmente. 

L’évitement

Pour ne pas se retrouver confronté à des situations dans lesquelles on pourrait avoir des pensées obsessionnelles ou qui nous obligeraient à réaliser un rituel long et épuisant, on met souvent en place des stratégies d’évitement

Ces stratégies aident à se sentir mieux sur le moment mais elles constituent un « piège » car elles maintiennent les peurs et les intensifient avec le temps. 

Lorsque l’on est concerné par une phobie d’impulsion, par exemple, on peut avoir peur de pousser quelqu’un sur les voies du métro et donc éviter d’emprunter ce moyen de transport. 

À un moment donné dans mon parcours, je ne pouvais plus porter de chemise. Cela a d'abord commencé avec une chemise qui avait traîné dans une zone contaminée de mon appartement et, par une aggravation du TOC, le problème s'est soudainement étendu à TOUTES les chemises. Donc j'avais commencé à concevoir un plan de carrière où je ne travaillerais pas dans des grands groupes puisqu’il faut, en général, y mettre un costume, une chemise et une cravate.

Raphaël, 33 ans, vice-président de l'AFTOC, rétabli d’un TOC de contamination depuis 2020.

Un mécanisme qui s’enclenche

Le mécanisme du TOC repose sur un cercle vicieux où les pensées intrusives et les comportements répétitifs s’auto-alimentent.

Comment l’obsession entraîne la compulsion

Le fonctionnement habituel du trouble suit plusieurs étapes :

  • Une pensée, une image ou une impulsion intrusive et inopportune surgit dans mon esprit, provoquant un doute ou une crainte (par exemple : « Mes parents vont mourir », « Mes mains sont sales », « Je n’ai pas fermé la voiture »). 
  • Cette pensée crée une forte anxiété. 
  • Je fais des efforts pour chasser cette pensée sans y parvenir. 
  • Pour réduire mon anxiété ou empêcher une catastrophe redoutée, je me sens obligé d’accomplir un rituel (calcul mental, lavage, vérification).
  • L’exécution du rituel apporte un apaisement, mais celui-ci est bref et temporaire. 

Comment la compulsion entretient l'obsession

Le rituel, même s’il fait baisser l’anxiété, ne règle pas le problème. Il contribue au contraire au maintien et à l’aggravation du TOC. 

Plusieurs mécanismes entrent en jeu. Tout d’abord, lorsque l’anxiété diminue directement après la réalisation du rituel, le cerveau enregistre que la compulsion (même si elle est jugée absurde) permet de faire cesser l’émotion négative. Cela renforce le lien entre l’obsession et la compulsion. Le contenu de la pensée intrusive est aussi, en quelque sorte, validé par la compulsion.

S’il m’arrivait de rencontrer quelqu’un que je n’appréciais pas et que je devais lui serrer la main, j'avais l'impression d'avoir la main contaminée. Alors, il fallait que je la lave le plus vite possible. Mais le problème c'est que quand je me lave la main, je justifie le fait que serrer la main de cette personne n'était pas ok. Plus je me lave la main, dans ces circonstances, plus j’ancre la croyance obsessionnelle.

Raphaël

Par ailleurs, en réalisant la compulsion immédiatement, on évite l’anxiété. Donc on passe à côté de l’opportunité de découvrir que cette émotion finit par redescendre avec le temps. Elle nous semble d’autant plus insupportable (et insurmontable sans compulsion) qu’on n’y est pas habitué. À force, on devient de plus en plus intolérant à l’anxiété.

Le TOC au fil du temps

Au départ, le TOC est le plus souvent discret, au point qu’on n’y prête pas forcément attention. Il apparaît souvent avant l’âge adulte et peut se développer pendant des années. 

Chez l’enfant, certains signes peuvent aider à le repérer et à le prendre en charge précocement. Il peut par exemple se manifester par des questions répétées pour se rassurer, des mains abîmées par des lavages très fréquents ou des exercices recommencés encore et encore. 

Parfois, le TOC  évolue de manière insidieuse, par petites augmentations régulières. Mais il arrive aussi qu’il s’amplifie brusquement, en réaction à un événement vécu comme difficile : séparation, changement de travail, déménagement, naissance d’un enfant, etc. 

En général, lorsqu’il n’est pas pris en charge, le TOC prend de plus en plus de place dans notre vie.

Cela a commencé quand mes parents ont divorcé. J’avais 14 ans. J’étais en pleine crise d’ado. j'avais de la colère contre mes parents, donc les premiers symptômes du TOC, ça a été de ne plus toucher les objets qu'ils avaient touchés. Au début c’était les poignées de porte puis ça s’est étendu à de nombreux autres objets du quotidien : les bouteilles en verre, les chargeurs, les chemises…

Raphaël

Les obsessions peuvent porter sur un ou plusieurs thèmes et changer au cours de la vie. Il en est de même pour les compulsions.

Chez ma fille, cela a commencé par ce qu’on appelle de la pensée magique. Elle avait peur d’être responsable d’un drame si elle ne faisait pas ses rituels [comme éteindre et allumer la lumière]. Elle avait des images horribles, très dures [de ses parents morts par exemple]. Puis, grâce à la thérapie et à son traitement, ces rituels n’ont plus été nécessaires. Plus tard, lors d'une rechute, cela a évolué vers de la vérification. Elle avait peur de l’erreur, peur d’avoir renversé quelqu’un en voiture sans s’en rendre compte. Il fallait qu’elle fasse demi-tour pour vérifier.

Danielle, 70 ans, mère d’une personne concernée par le TOC

Quelles obsessions et compulsions sont les plus fréquentes

Bien que le TOC puisse prendre de très nombreuses formes selon les personnes, certaines thématiques d’obsessions reviennent beaucoup plus que d’autres. 

L’obsession de contamination concerne la peur de la saleté, des microbes, ou de contracter des maladies. Elle apparaît parfois pendant la grossesse, la future mère craignant de contaminer son bébé. Cette obsession est quasi systématiquement associée à des rituels de lavage ou de nettoyage. 

L’obsession de l’erreur concerne la peur d’avoir commis une erreur par négligence et d’être responsable d’un drame. Elle se traduit généralement par des compulsions de vérification. Nous craignons par exemple d’avoir mal refermé le gaz et que cela  provoque une explosion. 

Les obsessions agressives (aussi appelées phobies d’impulsion) consistent en une peur de perdre le contrôle de nous-mêmes et de faire du mal à quelqu’un ou à nous-mêmes, contre notre volonté. Un jeune parent peut par exemple redouter de jeter son bébé par la fenêtre. Pour chasser cette anxiété, certains se répètent des mots ou effectuent des vérifications.

Les obsessions sexuelles taboues concernent des pensées ou images intrusives liées à des sujets jugés dérangeants ou immoraux par une partie de la société et parfois la personne elle-même. Par exemple, nous pouvons avoir peur d’être attirés sexuellement par les personnes de même sexe (homosexualité), sans être homophobe pour autant. Nous pouvons avoir peur d’être attiré par des personnes de notre famille (et de commettre un inceste, interdit par la loi), ou par des enfants (et de devenir pédocriminel), alors que ce n’est pas le cas. Ces thèmes génèrent souvent un fort sentiment de honte. 

La pensée magique (ou TOC de malheur) repose sur la croyance qu’un drame surviendra si un acte précis, sans lien logique avec la menace, n’est pas effectué. Nous nous sentons par exemple obligés de compter, de répéter des actions ou de placer des objets d’une manière particulière pour éviter un accident. 

Les obsessions d’ordre, de symétrie ou de perfection nous poussent à disposer les objets ou à organiser les choses d’une manière précise, parfois en suivant un code couleur ou en respectant une symétrie parfaite. 

Les obsessions religieuses ou morales se traduisent par une peur de blasphémer, de commettre un sacrilège ou un acte ne respectant pas les règles de la morale.

Dysmorphophobie, « hypocondrie », trichotillomanie, ces troubles proches du TOC

Les connaissances sur le fonctionnement de notre cerveau progressent, même si elles restent incomplètes. Pour en tenir compte, les classifications des troubles psychiques évoluent régulièrement. Ainsi, la dernière édition de la classification internationale des maladies (CIM-11, 2025) a regroupé dans une seule et même catégorie les « troubles obsessionnels compulsifs et apparentés ». Parmi ces troubles apparentés au TOC, on trouve :

  • Le trouble de la perception du corps (aussi appelé obsession de la dysmorphie corporelle ou ODC, et auparavant dysmorphophobie). Il se manifeste par une préoccupation excessive concernant une ou plusieurs caractéristiques ou parties de notre corps considérées comme des laides, difformes ou “anormales”. 
  • Le trouble d’anxiété lié à la maladie. Il s’agit de la peur persistante de souffrir d’une ou plusieurs maladies graves. Le terme d’hypocondrie n’est plus employé pour parler de ce trouble, car il parfois associé à l’idée que la personne s’invente des maladies et donc jugé stigmatisant.
  • Le trouble de l’accumulation compulsive (aussi connu sous le nom de thésaurisation pathologique ou syllogomanie). Il se traduit par le besoin extrême de conserver des objets.
  • Les troubles du comportement répétitifs centrés sur le corps. Ils comprennent la trichotillomanie (arrachage compulsif des cheveux et des poils) et la dermatillomanie (triturage intense de la peau). 

Ces troubles ne sont pas des TOC car ils présentent des mécanismes distincts. Ils ont cependant des caractéristiques communes avec le TOC, comme la répétition de pensées ou de comportements (pendant plus d’une heure par jour). 

Dans ces troubles, les symptômes entraînent une détresse importante. Ils peuvent aussi perturber fortement notre vie familiale, sociale, scolaire ou professionnelle. En dépit de ces difficultés, il est possible de s’en rétablir. 

Comment reconnaître le trouble de la perception corporelle ?

Lorsqu’on est concerné par un trouble de la perception corporelle, on prête une attention disproportionnée à une ou des parties de notre corps qu’on considère comme déformées ou inesthétiques. Les défauts dont on se préoccupe sont légers ou inexistants aux yeux des autres, mais on a l’impression qu’ils sont très visibles. 

Nos préoccupations peuvent concerner toutes les parties du corps mais elles se focalisent le plus souvent sur le visage ou la tête. Nous pouvons trouver notre nez, nos oreilles ou nos yeux difformes, scruter l’apparition de rides ou d’acné, juger notre silhouette trop imposante ou nos bras pas assez musclés.

On éprouve alors le besoin de se comparer ou d’effectuer encore et encore des vérifications, par exemple en touchant la partie du corps concernée ou en se regardant dans le miroir. Il arrive aussi, au contraire, qu’on cherche à tout prix à éviter son image. 

Dans l’idée de camoufler nos défauts supposés, nous pouvons être amenés à porter des vêtements amples ou utiliser du maquillage. Parfois, on essaie de modifier son apparence en ayant recours à la chirurgie (dans certains cas, de manière répétée). Mais ces stratégies ne permettent pas de se sentir mieux. 

Dans ce trouble, notre préoccupation peut devenir envahissante au point de nous empêcher de sortir dehors en pleine journée ou d’éviter toutes les situations où le défaut supposé pourrait être aperçu. 

On ressent de la honte concernant notre apparence et on est rarement conscient que notre perception n’est pas conforme à la réalité. Cela peut nous empêcher de chercher de l’aide auprès d’un professionnel de santé.

Quels traitements pour le trouble de la perception corporelle ?

La thérapie comportementale et cognitive (TCC) est recommandée pour le traitement de ce trouble . Elle consiste notamment à réduire les rituels de vérification (miroirs) et de camouflage, tout en s’exposant progressivement aux situations sociales habituellement évitées. 

On peut aussi apprendre à regarder son corps dans sa globalité plutôt que de se focaliser sur un détail. Avec de l’aide, on peut déconstruire nos croyances erronées sur notre « difformité » ou la peur d’être rejeté pour un défaut physique. 

Des médicaments peuvent également nous être prescrits. Les traitements ayant des points communs avec ceux du TOC, on peut consulter plus bas la partie « Comment traiter le TOC ? »

Comment reconnaître le trouble d’anxiété lié à la maladie ?

Lorsqu’on est concerné par un trouble d’anxiété lié à la maladie, on craint d’être malade ou de le devenir. Souvent, on a des symptômes physiques légers qu’on interprète comme les signes d’une maladie grave. Parfois, c’est le fonctionnement normal de notre corps qui nous inquiète : ventre qui gargouille, cœur qui semble battre trop rapidement, etc. 

Dans tous les cas, on se préoccupe moins des symptômes que de ce qu’ils pourraient impliquer : une maladie grave. 

Pour se rassurer, on peut passer beaucoup de temps à nous examiner nous-mêmes. Nous prenons notre température, nous vérifions l’état de notre peau.  Certains consultent très souvent des médecins ou font des recherches fréquentes sur Internet. D’autres, au contraire, évitent les lieux et les occasions qui pourraient leur faire penser à la maladie. 

Quels traitements pour le trouble d’anxiété lié à la maladie ?

Les traitements proposés comprennent des thérapies cognitives et comportementales (TCC) adaptées à ce trouble, comme l’exposition, utile pour ceux et celles qui évitent, par exemple, les hôpitaux (voir plus bas l’explication de la thérapie d’exposition). On peut aussi apprendre à accepter les sensations physiques qui nous préoccupent ou à distinguer le fonctionnement habituel de l’organisme des signes auxquels prêter attention. Si besoin, un traitement médicamenteux (généralement des antidépresseurs de la famille des IRS) peut nous être prescrit. 

Comment reconnaître un trouble du comportement répétitif centré sur le corps ?

Lorsqu’on est concerné par un trouble du comportement répétitif centré sur le corps, on cherche à soulager une tension physique ou psychique en réalisant des actions comme s’arracher les poils, les cheveux, les cils ou les sourcils (trichotillomanie), ou encore se gratter la peau (dermatillomanie). 

On réalise parfois ces gestes de manière automatique, sans s’en rendre pleinement compte (par exemple en regardant une série). Ils peuvent procurer un soulagement, voire même de la satisfaction, mais sont généralement suivis de sentiments désagréables. On se sent souvent coupable de ne pas avoir réussi à se contrôler et on a honte des marques visibles que le comportement laisse (peau abîmée, trous dans la chevelure). 

Ces comportements prennent beaucoup de temps et créent l’évitement de certaines situations où les marques pourraient être aperçues. 

Quand j’étais au collège, je passais des nuits entières à m’arracher les cheveux. Cela durait de 22 heures à 4 heures du matin. Je ne pouvais pas m’en empêcher même si c’était douloureux. Aujourd’hui cela va beaucoup mieux, mais quand je suis très anxieuse, il arrive que je reste enfermée plusieurs heures dans la salle de bain à m’arracher les cheveux. 

J’en ai eu très honte pendant toute mon adolescence. Cela me gâchait la vie. J’avais des trous dans les cheveux que j’essayais de cacher. J’en ai toujours et cela me gêne. Je ne veux pas que mon mari me voie sans chapeau ou sans perruque. Quand il n’est pas là, je ferme la porte à clef pour ne pas être surprise en train de m’arracher les cheveux si jamais il rentrait plus tôt que prévu. C’est mon quotidien.

Maya, 38 ans.

Quels  traitements pour les troubles du comportement centrés sur le corps ?

La thérapie comportementale et cognitive (TCC) est recommandée pour le traitement des troubles du comportement centrés sur le corps. La technique comportementale utilisée consiste à renverser les habitudes. On remplace le geste (arrachage ou grattage) par un comportement qui lui fait concurrence, comme manipuler un objet, serrer le poing ou mettre ses mains sous ses cuisses pendant 15 minutes. 

Le recours à la psychoéducation et à la thérapie cognitive permet de prendre conscience de nos comportements. Identifier les situations où le comportement automatique se déclenche et noter, par exemple, le nombre de fois où il se produit, peut aider à réduire sa fréquence. 

Ma psychologue m’avait conseillé de compter le nombre de cheveux que je m’arrachais. Cela m’avait permis de réduire le comportement parce qu’une fois que l’on commence à compter, on se rend compte que le chiffre est énorme. On prend vraiment conscience de ce que l’on fait et ça bloque un peu. 

Maya

Il peut être utile de porter des gants ou un chapeau pour rendre le geste plus compliqué et avoir davantage conscience du comportement. Ces conseils figurent dans le Manuel de traitement des comportements répétitifs en accès libre, proposé par le CHU de Montpellier pour les patients suivis dans leur service. 

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) peut aussi être utilisée pour apprendre à mieux gérer et tolérer les émotions négatives (stress, ennui, anxiété), souvent à l’origine du comportement. 

Comment reconnaître un trouble d’accumulation compulsive ?

Lorsqu’on est concerné par un trouble d’accumulation compulsive, il nous est difficile (voire impossible) de nous séparer d’objets, qu’ils aient ou non de la valeur. On accumule donc ces objets. Ils encombrent nos espaces de vie au point de compliquer la circulation dans certaines pièces, de rendre le quotidien  problématique (difficile de cuisiner, par exemple) et parfois, de créer des situations dangereuses (risque de chuter sur un obstacle). 

Amasser des objets peut nous procurer de la satisfaction. Tandis que l’idée de les jeter nous rend anxieux. On peut chercher à se procurer de nouveaux objets (par des achats, des vols) ou se contenter d’accumuler ceux qu’on reçoit (courriers, prospectus, etc.).

Quels traitements pour le trouble d’accumulation compulsive ? 

Les traitements proposés comprennent une thérapie cognitive et comportementale (TCC) adaptée à ce trouble. Elle peut être axée sur la motivation au changement (quels bénéfices pouvons-nous attendre si nous changeons) et intégrer des méthodes pour nous aider à nous organiser, à ranger nos affaires et à prendre des décisions. 

Quelques idées reçues sur le TOC

« Le TOC, c’est juste une manie » 

EN FAIT : le TOC n’est pas une simple habitude jugée un peu étrange ou excessive par l’entourage. Si le TOC était juste une bizarrerie, les personnes empêchées d’accomplir leur rituel pourraient être contrariées, mais elles ne seraient pas anxieuses. 

« Tout le monde a un peu des TOC »

EN FAIT : Tout le monde fait, à un moment ou un autre, l’expérience d’une obsession ou d’une pensée intrusive (« Est-ce que j’ai bien pensé à éteindre le four ? »).  Mais dans le TOC, celles-ci prennent une place disproportionnée (au-delà d’une heure par jour), perturbent le quotidien et s’accompagnent d’une forte anxiété. 

« Se débarrasser d’un TOC, c’est une question de volonté » 

EN FAIT : Les personnes concernées font justement beaucoup d’efforts pour chasser leurs pensées obsessionnelles et s’empêcher de pratiquer leurs rituels. Mais il est généralement nécessaire, pour y parvenir, d’apprendre des méthodes efficaces avec un professionnel de la santé mentale. 

« Le toc ça ne se guérit pas » ou au contraire, « ça partira tout seul avec le temps »

EN FAIT : le TOC évolue avec le temps mais il disparaît rarement tout seul. Avec un traitement approprié, il est possible de s’en rétablir. 

Quel traitement dans le TOC

La psychoéducation

Comprendre ce qui nous arrive est une étape essentielle pour sortir du silence ou de la honte et ensuite, agir. La psychoéducation, aussi appelée éducation thérapeutique, permet de recevoir des informations sur le trouble, ses symptômes et les moyens d’y faire face. Elle nous aide à comprendre ses mécanismes (le cercle vicieux de l’obsession et de la compulsion) et à nous engager dans un parcours de rétablissement. 

Nous pouvons, entre autres, nous informer grâce à des ressources en ligne, assister à des réunions d’information ou à des groupes de parole organisés par des associations comme l’AFTOC (Association française de personnes souffrant de TOC). La psychoéducation constitue aussi la toute première étape de la psychothérapie

On apprend notamment à prendre de la distance en étiquetant les pensées obsessionnelles comme des symptômes, des « bugs » du cerveau, plutôt que comme des menaces réelles. Cela permet d’éviter de s’épuiser dans des ruminations ou des démonstrations logiques interminables qui donnent toujours raison au TOC (« Et si… »). 

On comprend en effet qu’il est inutile d’essayer de résoudre la thématique du TOC. Tenter, par exemple, de se prouver qu’on n’est pas pédophile ou qu’on ne veut pas vraiment pousser quelqu’un sous un métro ne fonctionnera pas. La psychoéducation nous aidera à distinguer la pensée du désir : la peur d’avoir une pensée inacceptable n’est pas le désir de la réaliser. C’est même le contraire.  

Comprendre le mécanisme de l’habituation (le fait que l’anxiété finit par redescendre d’elle-même sans rituel) nous permettra aussi d’accepter plus facilement de nous exposer à nos peurs lors des exercices proposés en thérapie.

Les psychothérapies

La thérapie comportementale et cognitive (TCC) est le traitement recommandé en premier pour le TOC et les troubles apparentés.  Elle constitue une sorte de « boîte à outils » dans laquelle le ou la psychothérapeute peut piocher pour proposer des exercices adaptés à chacun. 

Avant de proposer des outils, le ou la psychothérapeute réalise une  « analyse fonctionnelle ». Cela implique notamment de s’intéresser à notre histoire personnelle et à la présence éventuelle d’autres troubles. Mais il s’agit surtout de chercher à tout savoir sur notre TOC.  Les symptômes sont alors détaillés de manière fine : Combien de fois (nous vérifions, lavons, etc.) ? Pendant combien de temps ? De quelle manière ? Dans quel contexte ? Avec qui ? 

Le ou la psychothérapeute nous demande de repérer les différentes situations qui déclenchent une compulsion et de les classer par niveau d’anxiété croissant. 

La thérapie comportementale spécifique au TOC 

Il existe une thérapie comportementale spécifique au TOC : l’exposition avec prévention de la réponse. Elle implique une exposition très progressive à la situation, l’objet ou la pensée qui déclenche notre anxiété. 

  • D’abord, nous nous confrontons volontairement à ce déclencheur (par exemple en touchant un chargeur de téléphone).
  • Ensuite, nous devons nous abstenir de réaliser notre rituel (lavage, vérification) malgré l’anxiété.
  • Enfin, à force de répétition, notre cerveau apprend que l’anxiété finit par redescendre avec le temps, même sans rituel.

C’est une thérapie exigeante qui demande des efforts quotidiens entre les séances. Elle dure généralement quelques mois avec des séances rapprochées (si possible chaque semaine). 

La thérapie cognitive

Une thérapie cognitive peut s’ajouter à la thérapie comportementale. Elle vise à modifier les croyances erronées qui alimentent les obsessions. Nous pouvons par exemple apprendre à analyser la pertinence de certains scénarios catastrophes en utilisant des calculs de probabilités. 

Certains experts soulignent que le travail cognitif seul peut ne pas être efficace puisque le TOC a toujours raison ! On ne peut pas en venir à bout par le raisonnement. Le travail cognitif peut même parfois devenir un « piège » s’il est utilisé par la personne concernée par un TOC comme une forme de réassurance, créant un nouveau rituel mental qui renforce le TOC.

D’autres techniques de TCC

En fonction du trouble et de la formation du psychothérapeute, d’autres approches appartenant au champ des TCC peuvent être proposées. La thérapie des schémas, la thérapie ACT (en français, thérapie d’acceptation et d’engagement), la méditation en pleine conscience, en font partie.

Les médicaments

Des médicaments peuvent nous être prescrits en complément de la TCC. Il arrive aussi que des médicaments seuls soient proposés, faute d’accès à une ou un psychothérapeute formé à la TCC. 

Des médicaments peuvent aussi être proposés avant de commencer une TCC lorsque le trouble est particulièrement sévère, par exemple en présence de nombreux symptômes ou s’ils envahissent totalement le quotidien. Cela peut se produire aussi lorsqu’on est concerné par d’autres troubles psychiques qu’il faut traiter en priorité, comme une dépression avec un risque suicidaire.  

« Bien qu’on les classe parmi les antidépresseurs, [les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine] (IRS) ont aussi un effet anti-TOC lorsqu’on les utilise à des doses plus élevées [que dans les troubles dépressifs], indique l’Inserm  dans son dossier publié en 2021[…]. Il faut au moins 3 mois pour juger de l’efficacité d’un médicament sur l’intensité des TOC. La durée de la prescription est souvent longue – jusqu’à plusieurs années – et se poursuit après la disparition des symptômes ». 

La relaxation

Dans le TOC, la relaxation n’est pas recommandée pendant la TCC. Elle peut en effet se révéler contre-productive, car elle laisse croire au cerveau que l’émotion (ici, l’anxiété) est dangereuse et qu’il faut chercher à la supprimer. Or, le but de la TCC dans le TOC est d’apprendre au patient à tolérer l’anxiété jusqu’à ce qu’elle redescende d’elle-même. 

Cependant, la relaxation peut aider une fois que la TCC a agi sur les symptômes du TOC. Les exercices peuvent faire baisser le niveau d’anxiété, créant des conditions défavorables à un retour du TOC. La relaxation peut aussi être utile dans les troubles apparentés au TOC (trichotillomanie, ODC, etc.). 

S’aider par soi-même

Pour nous aider nous-mêmes lorsque nous sommes concernés par un TOC, nous pouvons commencer par nous informer sur notre trouble pour mieux le comprendre et ainsi en finir avec la honte que, peut-être, nous ressentons. 

Nous pouvons rompre avec le secret et sortir de notre isolement en nous rapprochant d’une association comme l’AFTOC. Cela permet d’accéder à des informations utiles et d’échanger avec d’autres personnes concernées. Des groupes de parole sont proposés un peu partout en France et aussi en ligne. 

Plus largement, adopter des principes d’hygiène de vie est recommandé. Dormir suffisamment, avoir une alimentation équilibrée et pratiquer une activité physique régulière aide à réduire l’anxiété et à mieux résister aux compulsions. 

On peut s’appuyer sur des guides d’auto-support en accès libre, proposés par le CHU de Montpellier pour les patients suivis dans leur service  : 

Vivre avec une personne concernée par le TOC

Quand nous sommes la ou le conjoint, le parent, l’ami, le frère ou la soeur d’une personne concernée par le TOC, nous pouvons jouer un rôle non négligeable dans l’évolution du trouble. Il est important, notamment, de ne pas lui reprocher ses rituels ni de les ridiculiser. Par ailleurs, on est souvent soi-même affecté par la situation et on peut avoir soi-même besoin d’un soutien psychologique.

Mieux comprendre le trouble

Pour aider notre proche et nous aider nous-mêmes, il est important de se renseigner sur le trouble et de comprendre comment il fonctionne. 

Si nous le souhaitons, que notre proche est d’accord, et que l’équipe soignante le propose, nous pouvons être associés à la thérapie. Une fois formé, on peut presque jouer un rôle de « co-thérapeute ». On peut en tout cas devenir une alliée ou un allié précieux en soutenant son proche et en l’encourageant, par exemple, lors de ses exercices d’exposition.

Accommoder un peu… mais pas trop

On fait de son mieux pour aider son proche concerné par le TOC, notamment en respectant ses rituels. Mais on peut aussi en faire trop. Sans le vouloir, nous pouvons renforcer le TOC, par exemple lorsque nous pratiquons les mêmes rituels que la personne (à sa demande) ou quand nous participons aux siens. On ne lui rend pas non plus service en adaptant le quotidien de la famille pour rendre ces rituels possibles au-delà du raisonnable. Les chercheurs appellent ce phénomène l’accommodation familiale

En effet, dans ces situations, nous permettons à notre proche d’éviter de se confronter à l’émotion qu’il redoute (l’anxiété). Il lui faudrait au contraire l’affronter (et l’accepter) pour pouvoir mettre un terme aux rituels. Bien que notre comportement parte d’une bonne intention, il peut constituer un obstacle à son rétablissement.

À partir du moment où j’ai arrêté de cacher mon TOC, ma compagne est rentrée sans le savoir dans le jeu du TOC. Moi je lui demandais, par exemple, de se laver les mains après avoir touché un chargeur. Pour elle, ça n’avait aucun sens mais elle le faisait parce qu’elle pensait soulager mes craintes. Sauf que ça n'a fait que renforcer le TOC. Notre relation a été progressivement grignotée parce que le TOC était de plus en plus grave. Pour tenter de sauver mon couple, j’ai entamé une thérapie.

Raphaël

Comment moins accommoder

Quand on voit son proche en détresse, il peut être difficile de ne pas s’adapter à ses rituels, même si on a compris que, sur le fond, on ne lui rend pas service.

Quand elle était en primaire, ma fille ne me demandait pas de l’aider, mais c’était tacite. Pour que nous puissions arriver à l’heure à l’école, il fallait que je prépare son petit-déjeuner à sa place, que j’attrape sa brosse à dents pour elle, plein de petites choses qu’elle ne pouvait plus faire à cause du TOC. Je savais bien qu’il ne fallait pas mais j’ai choisi de le faire pour éviter la déscolarisation.

Danielle

Ignorer les demandes de nos proches est rarement la solution, car cela peut être très mal vécu de part et d’autre. Aussi les spécialistes du TOC recommandent plutôt de mettre en place une sorte de contrat. On peut par exemple convenir ensemble du nombre de demandes de réassurance auxquelles on accepte de répondre dans une journée. 

Pendant sa grossesse, ma fille avait peur d’être empoisonnée par ce qu’elle mangeait. Elle m’interrogeait sur le risque concernant différents aliments et je lui disais ‘’je te réponds une fois pour te rassurer, mais si tu me le demandes encore je ne te répondrais pas parce que c’est le TOC qui pose la question".

Danielle

En établissant un cadre clair, on peut travailler ensemble pour éviter que le TOC envahisse la vie de famille, tout en faisant entendre les besoins de chacun et en respectant ses limites respectives.

Trouver de l’aide en tant que proche

Si nous faisons partie de l’entourage d’une personne concernée par un TOC, nous pouvons trouver de l’aide, de l’écoute et des conseils auprès de certaines associations de patients et de proches.  

La chaîne YouTube de l’Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (AFTOC) propose de nombreuses vidéos dont celle-ci destinée aux proches (2022). Elle propose également des groupes de parole destinés aux aidants. 

  •  Écouter le témoignage de Raphaël Blot pour le podcast de Clotilde Costil
  • S’informer sur le TOC chez l’enfant sur le site de CléPsy
  • En savoir plus sur le TOC chez l’enfant et l’adolescent avec les explications en vidéo de la pédopsychiatre Hélène Denis

Cet article a été écrit par Clémence Kerdaffrec (Psycom) avec Estelle Saget (Psycom). 

Ont été sollicités pour cet article :  Raphaël Blot, vice-président de l’AFTOC, personne concernée par un TOC, rétabli depuis 2020 ; Anne-Hélène Clair, psychiatre, psychologue et docteur en neurosciences, spécialisée dans la prise en charge des patients atteints de TOC sévères et résistants ; Danielle,  mère d’une personne concernée par un TOC, aujourd’hui retraitée ; Stéphane Raffard, professeur des universités et psychologue au CHU de Montpellier, où il est responsable de la consultation TOC ;  Maya (pseudonyme), personne concernée par la trichotillomanie. 

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Anne-Hélène Clair a reçu des rémunérations entre 2023 et 2025 des laboratoires pharmaceutiques Janssen-Cilag, Otsuka Pharmaceutical France SAS et Novo Nordisk pour des interventions dans des conventions. Elle est l’autrice d’un Que sais je, sur les TOC (Presses Universitaires de France, 2024). 

Danielle n’a pas reçu de rémunérations entre 2024 et 2026 d’entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé. 

Raphaël Blot n’a pas reçu de rémunérations entre 2024 et 2026 d’entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé. 

Stéphane Raffard n’a pas reçu de rémunérations entre 2023 et 2025 d’entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé. Il est membre du conseil d’administration de l’Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC). Il perçoit des rémunérations pour des formations et des cours sur la Thérapie Comportementale et Cognitive dispensés au nom de cette association. 

Maya (pseudonyme) n’a pas reçu de rémunérations entre 2024 et 2026 d’entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé. 

Clémence Kerdaffrec et Estelle Saget déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec des entreprises fabriquant ou commercialisant des produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, matériel médical, e-santé, marketing médical, etc.).

Ces déclarations peuvent être vérifiées sur la Base Transparence Santé du Ministère de la Santé.

  • Clair, A.-H. (2024). Les Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) (2e éd. mise à jour). Paris : Humensis, collection « Que sais-je ? ».
  • Clair, A.-H., & Trybou, V. (2022). Comprendre et traiter les TOC : Données actuelles et nouvelles perspectives (3e éd.). Paris : Dunod.
  • Clair, A.-H., & Trybou, V. (2018). Se former à la prise en charge des TOC avec la TCC. Paris : Dunod.
  • Hantouche, É., Trybou, V., & AFTOC. (2017). TOC, vivre avec et s’en libérer (3e éd.). Paris : Josette Lyon.
  • Majdalani, C. (2017). Traiter la dysmorphophobie : L’obsession de l’apparence. Paris : Dunod.
  • Tignol, J. (2014). 18. Hypocondrie ou anxiété pour la santé. Dans J. Boulenger et J. Lépine Les troubles anxieux (p. 191-201). Lavoisier.
  •  De Connor, A. (2024). Quand aider devient nuire : une compréhension des implications de l’accommodation familiale sur l’efficacité des interventions psychologiques dans le TOC [Thèse de doctorat, Université de Montpellier]
  • Article scientifique Quand aider devient nuire : une compréhension des implications de l’accommodation familiale sur l’efficacité des interventions psychologiques dans le TOC, par Alexandre de Connor, Vrutti Joshi, Stéphane Raffard, dans Annales médico-psychologiques, revue psychiatrique, juin 2023
  • L’épisode du Podcast Graine de Rehab du Centre ressource réhabilitation psychosociale consacré à l’accommodation des proches
  • L’article scientifique “Le trouble obsessionnel compulsif vu par ceux qui y sont confrontés : enquête auprès de patients, de proches et de cliniciens” publié dans la revue L’Encéphale en 2017
  • La Classification internationale des maladies (CIM-11) de l’Organisation mondiale de la santé : trouble obsessionnel compulsif
  • Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), définitions du trouble obsessionnel compulsif et des troubles associés