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La Croix : Comment parler du suicide dans les médias ?

le 7 mai 2018

Après l’annonce du suicide du célèbre disc-jockey suédois Avicii, des soignants en psychiatrie lillois invitent les médias à la prudence. Pour éviter tout risque d’effet de contagion chez des fans vulnérables.

Comment faut-il parler du suicide dans les médias ? Et quels mots utiliser notamment quand il s’agit d’une célébrité ayant de milliers de fans ? Ce débat se pose depuis qu’un site américain a révélé, mardi 2 mai, que le célèbre DJ suédois, Avicii, s’était suicidé. Ce qui a incité un groupe de professionnels de santé mentale de Lille à inviter les médias à la prudence. « Le suicide d’une célébrité envoie à ses fans un message douloureux. Auréolé de la force symbolique dont elle jouissait, son geste est susceptible d’apparaître de façon trompeuse comme une solution à adopter  », indique les membres du programme de prévention du suicide Papageno, mis en place par la Fédération de recherche en psychiatrie et santé mentale des Hauts de France.

« Donner le moins de détails possible »

C’est le 20 avril que le corps d’Avicii a été retrouvé à Mascate, la capitale du sultanat d’Oman. « Il ne pouvait plus continuer. Il voulait trouver la paix » , avait alors indiqué la famille, sans préciser de manière explicite que le jeune homme de 28 ans s’était donné la mort. Une précaution dont ne s’est pas embarrassé le site sensationnaliste TMZ. « C’est ce qui nous a poussés à réagir. Nous estimons en effet que les médias doivent donner le moins de détails possible sur un suicide. Détailler le mode opératoire, c’est prendre le risque de rendre plus accessible et concret la possibilité d’un passage à l’acte chez une personne vulnérable avec déjà des idées suicidaires  », indique Nathalie Pauwels, responsable du déploiement du programme Papageno.

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