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Le Monde : La série "HP" veut dédramatiser la "folie"

le 10 décembre 2018

Diffusée depuis le 6 décembre sur OCS, la série suit les premiers pas d’une interne en psychiatrie à l’hôpital.

Ce rapport au langage psychiatrique dit beaucoup de notre attraction/répulsion collective pour l’univers de la maladie mentale. C’est là-dessus qu’Angela Soupe et Sarah Santamaria-Martens ont souhaité travailler en écrivant HP,  leur série de fin d’études de la Fémis, diffusée depuis le 6 décembre sur OCS et qui a remporté le prix de la meilleure série format 26 minutes au Festival de La Rochelle. On y suit les premiers pas de Sheila – interprétée par Tiphaine Daviot –, jeune interne en psychiatrie à l’hôpital, et on découvre avec elle ces patients et soignants drôles, poétiques, attachants, jamais angoissants.

« Cela nous intéresse de montrer qu’il n’y a pas d’un côté les fous et de l’autre les gens normaux. Que la maladie psychiatrique, avec ses mots si galvaudés, est une phase de vie dans laquelle on peut tous passer. On connaît tous quelqu’un qui y est allé, et si on peut aider à dédramatiser les choses, tant mieux »,  décrit Angela Soupe Tiphaine Daviot elle-même raconte sa grand-mère schizophrène, comme dans la série, convaincue que son ancien amant habitait sous son lit, et qu’il fallait l’attendre pour se mettre à table ou aller se promener. « Depuis ce tournage, j’ai vraiment réfléchi au sens des mots, et je fais attention à mieux les utiliser »,  explique l’actrice principale.

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