Vous êtes dans : Accueil > Actualités > À lire, à voir, à écouter > Numerama : Menaces en ligne contre Nadia Daam, le cyberharcèlement peut être puni en France

Numerama : Menaces en ligne contre Nadia Daam, le cyberharcèlement peut être puni en France

le 4 juillet 2018

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné deux accusés à 6 mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages pour des menaces partagées en ligne. Derrière ce verdict, qui visait un cas précis, la justice française fait savoir que le cyberharcèlement, bien que difficilement caractérisable, peut être puni par la loi.

«  J’ai le sentiment qu’il s’est passé un truc, on n’a pas nié la gravité des faits  », a témoigné la journaliste Nadia Daam à la sortie du procès au tribunal correctionnel de Paris, ce 3 juillet 2018. Ces propos ont été rapportés par un journaliste de France Info , qui faisait partie des nombreux journalistes présents pour couvrir le procès de leur consœur.

C’est la première fois que deux internautes anonymes sont condamnés par la justice française pour avoir envoyé des menaces de mort en ligne. Ils ont écopé de 6 mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages chacun.

La décision de la juge, qui suit la réquisition du procureur pour l’un et la dépasse pour l’autre (il demandait 4 mois et 6 mois), est donc un signal fort à l’encontre des cyberharceleurs. Et une victoire pour l’avocat de Nadia Daam, qui expliquait à BuzzFeed en juin dernier  : «  On oublie qu’à destination de ces messages, il y a des vrais gens qui les reçoivent en pleine face. Ce principe de réalité va leur revenir en boomerang car ce seront eux, en chair et en os, qui seront à la barre du tribunal. Tout ça n’est pas virtuel.  »

En condamnant fermement les deux auteurs des menaces, la justice française envoie un message plus large et fait jurisprudence : le cyberharcèlement est aussi puni.

Lire l'article sur le site Numerama