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Slate : Et si "Supermoon" avait sauvé Sophie Hunger du burn-out ?

le 22 mai 2015

[Slate] Souvent qualifiée de globe-trotteuse, la chanteuse suisse se redéfinit en "vagabonde" avec son nouvel album. Et si ce n’est pas toujours glamour, elle a su transcender ses états d’âmes et son épuisement sur douze balades lumineuses et revigorantes. Entretien.

Sophie Hunger a l’air encore un peu fatiguée pendant cette journée d’interview. La Suisse-Allemande donne désormais ses entretiens en français, ce qui confère à ses propos un caractère plus direct. Elle cherche parfois ses mots, et ses silences sont souvent évocateurs.

La chanteuse vient d’achever Supermoon , son cinquième album studio. Le précédent s’appelait The Danger of Light   et s’est écoulé à 250.000 exemplaires. Une mise en lumière qui n’a pas été sans conséquence: de nombreux concerts, puis un live en 2013 (The Rules of Fire ), ont quelque peu entamé sa bonne humeur et son enthousiasme. Sophie Hunger ne s’est pas brûlé les ailes mais elle a cramé quelques cartouches.

Imaginez que vous effectuiez plus de 200 déplacements professionnels par an, que votre valise soit votre meilleure amie et que vous fassiez sécher votre linge derrière la salle de réunion. Et qu’en plus, on vous demande d’être créatif. Tout le temps. Forcément, mécaniquement, quelque chose s’émousse. C’est ce qui est arrivé à Sophie Hunger l’an passé. «Ce n’était pas très dramatique,  tempère la chanteuse, mais j’ai tourné presque sans interruption pendant six ans. Nous devons toujours tourner pour gagner notre vie, vous comprenez…»  Un artiste aura du mal à vivre uniquement avec le fruit de ses ventes d’albums, même si elles sont bonnes. Les musiciens sont donc «contraints» de se produire en concert tout au long de l’année. Sophie reprend doucement: «J’étais… fatiguée, je ne voulais plus trop aller sur scène ni être dans la lumière tous les soirs. J’ai eu envie d’être un peu… cachée pour un moment.»

Source Slate