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Outil : Hotline étudiante, "La nuit, on est un peu les seuls à être là"

le 13 mai 2019

Parler de tout et de rien, jouer, ou évoquer des problèmes plus graves, comme la solitude, la sexualité, le stress ou le suicide. C’est le principe de Nightline, une ligne d’écoute à destination des étudiants parisiens. Près de 40 bénévoles s’y partagent les permanences, de 21 h 30 à 2 h 30 (01 88 32 12 32 et https://nightline-paris.fr/ ).

Quand ils s’aperçoivent dans le Quartier latin en compagnie de leurs amis respectifs, Lise, Alban et Angèle se saluent discrètement. «C’est sûr que c’est compliqué de dire où je les ai rencontrés !»  se marre Lise, étudiante en arts de 22 ans. «C’est toujours un peu chelou quand on se croise»,  abonde Alban, la vingtaine lui aussi. L’élève de Polytechnique sourit : «A l’ENS, une semaine au ski a été organisée. Les gens se demandaient un peu comment certains élèves se connaissaient alors qu’ils n’étaient pas dans le même département…»

Levons tout de suite les doutes : Lise, Alban et Angèle ne sont pas membres d’une obscure société secrète estudiantine. Mais ils doivent garder l’anonymat - nous avons donc modifié leurs prénoms - car tous les trois sont bénévoles à Nightline, une association qui propose une écoute aux étudiants qui éprouvent le besoin de parler, de se confier. Pour garantir aux appelants le confort de l’anonymat, les bénévoles ne doivent pas trop ébruiter leur participation. «J’évite d’en parler à mes amis étudiants. Toute personne doit pouvoir appeler, si elle savait que je suis bénévole, ça pourrait la bloquer»,  explique Lise. «Mes colocs sont quand même au courant,  s’amuse Angèle, thésarde dans un domaine scientifique. A forc e de me voir rentrer à 3 heures du matin… Parfois, pendant les appels, les gens vous demandent votre prénom, mais on n’a pas le droit de le donner. Je dis "choisis un prénom pour moi et appelle-moi comme ça", donc j’ai eu beaucoup d’identités différentes !»

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