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Rockfest pour la santé mentale : Briser les tabous grâce à la musique

le 31 août 2016

[Hebdo Rive Nord] Rien ne pouvait empêcher les organisateurs du Rockfest pour la santé mentale de L’Épiphanie d’atteindre leurs objectifs, pas même la pluie. La troisième édition de l’événement québecois a été un franc succès, alors que les activités se déroulaient au Parc Béram.

Plus d’une quarantaine de groupes et artistes ont défilé sur la scène extérieure vendredi, samedi et dimanche, dont le groupe Vilain Pingouin.  Ils étaient tous réunis sur place pour une seule chose : parler de santé mentale. «Depuis trois ans, cet événement permet aux participants et aux artistes de prendre conscience qu’il est important de parler lorsque ça ne va pas, soutient d’entrée de jeu le président du festival, Roger Cesare. On organise le Rockfest pour la santé mentale, uniquement pour ça. Il faut que les choses changent. Il faut arrêter de penser que deux ou trois pilules vont te remettre sur pieds.»

Éventuellement, avec l’argent amassé lors de l’événement, les organisateurs souhaitent mettre en place une ressource pour les citoyens de L’Épiphanie et des environs, qui sont en détresse psychologique. «Aucune situation ne doit être prise avec un grain de sel, explique de son côté la vice-présidente de l’événement, Stéphanie Martel. Que ce soit un divorce, un problème de consommation, une psychose ou une dépression, il est important d’être capable de trouver quelqu’un à qui parler pour se libérer de ce poids rapidement.»

Les deux organisateurs de l’événement mettent sur pied le Rockfest pour la santé mentale tout à fait bénévolement, avec une équipe rapprochée. «C’est ça qu’on veut faire comprendre aux personnes qui nous visitent. On est une grande famille, personne n’est exclu. Bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui va profiter de l’événement pour s’ouvrir aux autres concernant leurs problèmes. Parfois ça va être une, deux ou cinq semaines après. L’important, c’est qu’on soit capable de sauver des vies grâce à ça», estime Mme Martel.

Les paroles des deux organisateurs prennent tous leurs sens, lorsqu’on sait qu’ils ont perdu deux amis proches au cours de la dernière année. «C’est justement pour éviter ce genre de situation que l’on s’implique aussi intensément dans le projet», croit M. Cesare.

Les organisateurs dénoncent les coupures budgétaires dans le système de santé et dans le milieu scolaire, ce qui laisse les personnes en détresse à elle-même. «Ce n’est pas rare que Roger et moi, nous allons discuter avec quelqu’un sur Facebook jusqu’aux petites heures du matin, afin de les rassurer et de les aider à trouver des ressources. Ce n’est pas facile, surtout ces temps-ci, puisqu’il y en a de moins en moins en raison des compressions. C’est pourquoi on veut mettre en place une fondation, qui servira à soutenir les personnes malades, grâce à la musique», explique Mme Martel.

Source Hebdo Rive Nord