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Article : La ministre plébiscite les GEM, "objets non institutionnels"

le 7 décembre 2015

[Revue Santé Mentale] Les "Groupes d’entraide mutuelle"(GEM) fêtaient cette année leur 10 ans. A l’occasion du colloque "GEM, évolution et perspectives"  qui s’est tenu le 1er décembre 2015 à l'initiative de la Fnapsy. Ségolène Neuville a rappelé la nécessité de poursuivre le développement de ce dispositif de soutien par les pairs et de participation directe des personnes en situation de handicap.

Dix ans après leur création par la loi de 2005, les GEM ont été "très largement appropriés ", d'après le dernier bilan de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). De l'ordre de 117 en 2005, ils sont, fin 2014, 393. Leur financement a quant à lui été multiplié par près de six. L'an passé, 29 millions d'euros (M€) leur étaient dédiés. Une enveloppe qui aura permis d'accompagner près de 27 000 personnes handicapées sur le territoire.

"Le retour sur investissement social est là"

C'est sur la base de ces chiffres que Ségolène Neuville, secrétaire d'État aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, est intervenue à l'occasion du colloque national des Gem de la Fédération nationale des associations d'usagers en psychiatrie (Fnapsy), organisé en cette date anniversaire. À ses yeux, "le retour sur inve stissement social est là ". Loin de remettre en cause la "place  essentielle et particulière " que ces derniers ont pris sur la dernière décennie, la secrétaire d'État s'est surtout positionnée sur l'avenir. Loi de Santé et orientations prioritaires des projets territoriaux de santé mentale en toile de fond, Ségolène Neuville a rappelé l'importance que les Gem ont à jouer pour la participation des personnes et leur inclusion sociale. "Il s'agit bien de poursuivre le  développement des Gem et de toutes les autres formes d'entraide, de soutien par les pairs et de participation directe des personnes en situation de handicap. C'est l'un des objectifs majeurs de mon action,  a-t-elle indiqué en évoquant les perspectives d'évolution à venir. Il n'est pas question que quiconque décide à votre place [de ce que vous déciderez d'en faire]. "

Source Revue Santé Mentale