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Communiqué : Des propositions d'action face au risque de disparition de la pédopsychiatrie

le 14 juin 2017

Le Collège National des Universitaires de Psychiatre (CNUP), la Fédération Française de Psychiatrie (FFP-CNPP), la Société de l’Information Psychiatrique (SIP) et les Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH) alertent dans un communiqué La Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn et la Ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, sur la fragilité et le risque de disparition de la pédopsychiatrie.

Ils qualifient la situation d’alarmante : « En 10 ans le nombre de pédopsychiatres a été divisé par deux. Il le sera encore dans les 10 années suivantes. La formation n’est plus adaptée, trop courte et ne permet pas aux internes d’assimiler toutes les avancées de la pratique moderne de la psychiatrie de l’enfant  ».

Ils proposent pour y remédier :

- Que l’accès et la qualité de la formation initiale des pédopsychiatres soient facilités et garantis à la hauteur des besoins de la population : un enseignement universitaire en pédopsychiatrie pour chaque faculté de médecine.

- Que les recherches cliniques, épidémiologiques soient soutenues ; qu’elles s’appuient sur les données des populations suivies par les services publics, les secteurs de psychiatrie infanto-juvénile pour pouvoir évaluer sur le plan longitudinal les besoins selon les processus pathologiques d’une part, en fonction de l’impact des dispositifs et techniques de soins d’autre part.

- Que l’organisation du parcours de soin et d’interventions sur chaque territoire soit revue en fonction des données démographiques actuelles, en différenciant les compétences et la place de chacun, en considérant toutes les populations et les pathologies sans exclusives. Cette reorganisation doit se faire en concertation avec les pédopsychiatres, afin d’en améliorer l’efficience grâce à des dispositifs de soins gradués.

- Que la politique de prévention, affichée comme priorité du Président, soit réellement engagée dans le domaine des troubles psychiques et/ou du développement (en périnatalité notamment, mais aussi durant toute l’enfance et l’adolescence). Le meilleur investissement en matière de santé est celui en faveur du développement précoce, notamment du développement émotionnel, de la lutte contre les négligences et les maltraitantes.

Dans cette perspective, ils demandent à être reçus par le Gouvernement « afin de travailler sans tarder sur ces points urgents  ».

Source SPH