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Film : "André Robillard, en compagnie", portrait de l'artiste en patient

le 20 novembre 2018

A travers une figure majeure de l’art brut, le documentariste Henri-François Imbert esquisse aussi une histoire de la psychiatrie en France depuis 1939.

Il y a un quart de siècle, le documentariste Henri-François Imbert, aujourd’hui quinquagénaire, consacrait son premier court-métrage à André Robillard, figure de l’art brut, connu pour les assemblages en forme d’armes à feu qu’il bricole à partir de matériaux de récupération.

Après dix ans d’absence des salles, Henri-François Imbert revient avec André Robillard, en compagnie ,  qui est à la fois un film d’une extrême modestie, à l’image de sa figure centrale, et une somme historique qui embrasse l’air de rien l’itinéraire d’un artiste, l’histoire d’une institution et la trajectoire du cinéaste.

André Robillard s’occupait de l’assainissement de l’hôpital psychiatrique des Aubrais, où il était interné depuis 1939, lorsque en 1964, il assembla ses premiers fusils. Ceux-ci trouvèrent le chemin du Musée d’art brut de Lausanne, grâce à Jean Dubuffet et au conservateur Michel Thévoz. Lorsque en 1993, Henri-François Imbert le filme une première fois, c’est déjà un artiste connu. Au fil des ans, Robillard étend son champ de création, se produisant dans un spectacle conçu en 2009 par Alexis Forestier, six ans plus tard, alors qu’il réside toujours à l’hôpital des Aubrais, il est fait chevalier des arts et lettres.

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