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Témoignage : J'ai un enfant schizophrène mais ma vie de famille est très belle

le 28 janvier 2016

[Huffington Post] Denise brûle de raconter son histoire. Elle veut tout dire, ne rien cacher, aucun détail, même les plus poignants, les plus bruts, pour que d'autres parents d'enfants schizophrènes tombent sur ses mots et s'y reconnaissent. C'est aussi sa façon à elle de militer pour que la maladie de son fils rentre dans les discussions, au cœur de la société, qu'elle soit un sujet parmi tous les autres.

Elle a demandé à ce que son témoignage reste anonyme. Elle le déplore, mais son fils est encore trop fragile pour accepter de voir son nom accolé à la maladie. "Il m’est arrivé de témoigner dans des journaux et il les a repérés immédiatement, raconte-t-elle. Sa réaction était mitigée, il était à la fois content de voir qu’on prenait sa situation au sérieux, valorisée par des journalistes, mais quand il est tombé sur des exemples concrets des effets de sa maladie sur son entourage, il ne pouvait pas être autre chose que révolté."

Malgré ce qu'elle a vécu, Denise trouve la force de dire que "{sa} vie de famille est très belle". Elle doit son optimisme à un programme très particulier, qui s'appelle Profamille. Il est dispensé dans les hôpitaux. Il concerne les familles, qui vivent aussi des crises profondes lorsqu'une maladie psychique apparaît. La maladie leur est expliquée sous toutes ses coutures. Des mécanismes qui se mettent en place dans le cerveau, aux différents traitements, du temps que les parents doivent prendre pour se retrouver à deux à nouveau, des réactions à avoir face à une demande étrange de son enfant, tout est expliqué en 14 séances de 4 heures et sans la présence de l'enfant. Les parents échangent avec les soignants et aussi entre eux.

Source Huffington Post