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Etats-Unis : La crise des opioïdes en cache une autre, celle des benzodiazépines

le 4 mars 2018

La crise des opioïdes aux États-Unis en cache une autre, celle des benzodiazépines (médicaments calmants), alertent Anna Lembke de l'École de médecine de l'Université Stanford et ses collègues dans le New England Journal of Medicine. La Food and Drug Administration(FDA), l'agence américaine du médicament, a approuvé les benzodiazépines pour diverses indications, notamment l'anxiété, l'insomnie, les crises convulsives et le sevrage alcoolique aigu, rapportent-ils.

Ces médicaments sont également prescrits hors indication pour de nombreuses autres affections, telles que le syndrome des jambes sans repos et la dépression, indiquent-ils.

Selon les données du National Institute on Drug Abuse, le nombre de décès par surdose impliquant des benzodiazépines est passé de 1135 en 1999 à 8791 en 2015.

En 2012, les prescripteurs américains ont rédigé 37,6 ordonnances de benzodiazépines pour 100 habitants. L'alprazolam (Xanax) , le clonazépam (Klonopin, Rivotril en France) et le lorazépam (Ativan et génériques - Temesta en France) figurent parmi les 10 médicaments psychotropes les plus prescrits aux États-Unis. (Liste des benzodiazépines commercialisées en France )

Les somnifères apparentés aux benzodiazépines, comme le zolpidem (Ambien, Stilnox en France) et l'eszopiclone (Lunesta), seuls ou en association avec des opioïdes, sont également associés à une augmentation de la mortalité.

Les trois quarts des décès liés aux benzodiazépines impliquent également un opioïde, ce qui peut expliquer pourquoi, dans le contexte du problème largement reconnu des opioïdes, les méfaits associés aux benzodiazépines ont été négligés, soulignent les auteurs. (Combiner antidouleurs opioïdes et somnifères ou anxiolytiques est dangereux, avertit la FDA )

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