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Québec : 26,5 M$ pour soutenir à domicile bipolaires et schizophrènes

le 5 mai 2017

[Radio Canada] Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé vendredi des ressources financières additionnelles pour accroître, sur le terrain, le nombre d'équipes qui interviennent auprès de personnes atteintes de troubles graves de santé mentale, telles que les schizophrènes et les bipolaires.

« C'est la clientèle la plus lourde », a déclaré Gaétan Barrette en conférence de presse pour décrire les gens qui vont bénéficier de cette aide accrue de 26,5 millions de dollars du gouvernement du Québec.

Avec ces sommes, qui seront récurrentes, le ministère de la Santé et des Services sociaux mettra en place 36 équipes supplémentaires « qui accompagneront de vraies personnes sur le terrain pour leur permettre de vivre une vie normale », dit le ministre Barrette.

Environ 5560 personnes supplémentaires atteintes de troubles mentaux graves bénéficieront de services de proximité à leur propre domicile ou dans leur milieu de vie. La clientèle visée regroupe autant les adultes que les jeunes qui vivent leur premier épisode psychotique.

L’investissement se décline ainsi :

Des malades démunis et laissés pour compte

Le psychiatre André Delorme dirige tout le volet de la santé mentale au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Il poursuit aussi sa pratique. « J'ai des patients qu'on voit deux fois par jour, tous les jours », affirme-t-il.

Comme l'explique le Dr Delorme, la schizophrénie et le trouble bipolaire sont des maladies chroniques, au même titre que le diabète et les maladies cardiaques, par exemple. Par conséquent, le suivi de ces malades doit être continu.

Les personnes atteintes de trouble bipolaire ou de schizophrénie sont celles qui nécessitent le plus l'aide d'équipes de soutien en santé mentale. Elles représentent environ 1,5 % de la population.

Un schizophrène sur 10 a un parcours que le Dr Delorme qualifie de « chaotique » : les schizophrènes sont fréquemment toxicomanes, ne répondent pas bien à la médication et peuvent être en situation d'itinérance.

Source Radio Canada