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Tahiti : 3.5 milliards pour le pôle de santé mentale

le 12 décembre 2016

[Tahiti info] PIRAE, le 23 novembre 2016. Les travaux pour le pôle de santé mentale, derrière le CHPF, vont débuter le mois prochain. Ils coûteront 3.5 milliards de Fcfp et sont prévus pour durer 36 mois.

Les travaux pour le futur pôle de santé mentale, situé derrière le CHPF du Taaone, là où était auparavant l’ancien hôpital militaire Jean Prince, débuteront au moins de décembre.
La maîtrise d’ouvrage de ce projet a été déléguée à Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD). La durée du chantier sera d’environ 36 mois.
Au total, cette opération coûtera un peu plus de 4 milliards. Le montant de la partie Construction atteint les 3.5 milliards de Fcfp. Le Pays a obtenu un emprunt de l'Agence française de développement à hauteur de 3.257 milliards de Fcfp. Mais ce montant ne comprend pas les équipements nécessaires qui seront dans le bâtiment. Dans le public présent pour la pose de cette première, on se demandait où on allait trouver "1.5 milliard pour l'équipement". "Bien sûr, on trouvera" , assure Edouard Fritch. "C'est une urgence et une priorité pour le Pays. Un milliard c'est plus facile à trouver que quatre milliards. L'équipement ne posera pas de problème. Je suis sûr de ce que je dis car je sais où je vais chercher l'argent."

En marge de la pose de la première, un groupe de soignants en pédopsychiatrie a interpelé les médias "en ce jour symbolique de la pose de la première pierre du futur pôle de santé mentale". "Si la construction de pôle de santé mentale, est nécessaire au fonctionnement d'un certain nombre de services, elle n'est en aucun cas suffisante ", regrette l'association des soignants en pédopsychiatrie. "Elle répond à une logique priorisant les projets bétons, en envoyant un message clairement en faveur de la centralisation des soins. Si ce projet à venir permettra l'ouverture de nouveaux services à Tahiti, reste la question de l'accès égalitaire et nécessaire aux soins de qualité pour les populations des différents archipels."

"On aurait préféré des petits bâtiments dans différents endroits plutôt que ce grand bâtiment", explique Laetitia Roger, psychologue et membre fondateur de l'association des soignants en pédopsychiatrie. "On pense que c'est mieux de soigner les patients en leur donnant une place dans la société et pas en les isolant. Nous avons besoin de nous rapprocher de la population."
"La santé mentale des jeunes du fenua et l'accompagnement de leur famille nécessitent la proximité des soignants, des missions régulières pluri-professionnelles sur l'ensemble des archipels et des locaux adaptés".

Source Tahiti info